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Le bilinguisme

Diwan : Le choix de L’immersion à lire juste en dessous

Pour aller plus loin :

  • un texte traitant du bilinguisme sur le site de Diwan Roazhon ici
  • le choix de l’immersion ici
  • Le breton avant l’anglais Le point de vue de Claude Hagège, linguiste sur le site de Diwan Roazhon ici
  • Plaquette de l’office publique de la langue bretonne en pdf ici
  • Un tres bon dossier, question/réponse sur le bilinguisme français/occitan La page est ici .Pour telecharger directement le dossier en .pdf ici
  • un article traitant du bilinguisme précoce sur le site du CG29 ici
  • des articles scientifiques sur le site de divskouarn ici dont un entretien avec Pascale Planche ici, et un de Dalgalian ici
  • Onze idées reçues sur les langues régionales ici
  • Conseils à l’usage des parents  ici

Diwan : Le choix de L’immersion

Une stratégie d’acquisition rapide de la langue

Apprendre une seconde langue, ou une troisième, par immersion c’est se rapprocher le plus possible, au cours de cet apprentissage, de la manière dont on apprend sa langue maternelle. C’est-à-dire par approximations successives conduisant à une adéquation parfaite au modèle de référence.

L’immersion met en oeuvre une sollicitation intense et répétitive qui permet à celui qui apprend d’atteindre rapidement une compétence de compréhension et de communication de base qui pourra être régulièrement enrichie. L’exposition à la langue doit être suffisamment longue et permettre une fréquence d’utilisation importante pour installer de manière permanente la capacité à utiliser la langue dans toutes ses fonctions sociales et intellectuelles.
L’apprentissage extensif est sélectif, l’immersion c’est l’accès du plus grand nombre aux langues
On est donc dans une démarche qui est à l’opposé de celle habituellement mise en oeuvre dans l’enseignement des langues à l’école, au collège et au lycée et qui se caractérise par son aspect extensif : peu d’heures sur une longue période, en utilisant la langue uniquement pour apprendre la langue.

C’est la méthode qui rend l’apprentissage le plus difficile et le résultat ne peut surprendre : seuls les meilleurs élèves et les plus motivés réussissent
et il n’y a que 15% des bacheliers qui atteignent une véritable compétence de communication dans leur LV1. Le bilinguisme est pourtant accessible à tous et nul besoin pour cela d’être un élève brillant ou doué pour les langues.
La forme la plus connue de l’immersion est le séjour linguistique dans le pays où est parlée la langue. Les conditions de l’immersion y sont présentes naturellement. La problématique que l’on rencontre lors de l’apprentissage de la langue bretonne est différente. Le déséquilibre entre la place du français et celle du breton dans la société est tel que les conditions de l’immersion n’existent nulle part de manière permanente. La meilleure solution pour permettre aux élèves d’accéder rapidement à un usage régulier et quotidien des deux langues est de créer à l’école les conditions de l’immersion.
Pour donner une réelle efficacité à cette immersion, Diwan s’appuie sur deux grands principes :
– un enseignement en immersion dans la langue bretonne de la maternelle au milieu du cycle 2, suivi d’un enseignement bilingue en immersion jusqu’en fin de primaire puis, trilingue au collège quand la première langue étrangère peut être également langue d’enseignement d’une discipline, dès la classe de quatrième.
– une utilisation du breton comme langue de vie des établissements afin de lui donner une fonction quotidienne autre que celle des acquisitions scolaires.
Cet enseignement donne des résultats incontestables et évalués au fil des années.


Langue première des enfants le français a naturellement sa place à l’école
Le choix de la maternelle pour la période d’immersion la plus intense prend en compte un autre facteur très important dans l’apprentissage d’une seconde langue : la précocité. C’est à cet âge que la capacité acquisitionnelle de l’enfant connaît les conditions les plus favorables. Cette période passée tout sera plus difficile notamment à cause d’une accoutumance quasi-exclusive aux caractéristiques de la langue française (sons, structures grammaticales) qui va s’opposer aux stratégies naturelles de nouvelles acquisitions linguistiques.
Il est important de signaler que ce choix ne relègue pas le français au rang de langue étrangère, comme il lui est parfois reproché, et qu’il reste la langue première de communication de la très grande majorité des enfants. Il est donc faux d’affirmer que le français est absent de la classe et de l’école au cours de la période d’immersion la plus intense. C’est le moment où les élèves sont pour la plupart en phase d’apprentissage de la langue bretonne et tant qu’ils n’ont pas atteint la capacité à communiquer dans cette langue, ils utilisent le français. Le rôle de l’immersion pendant toute cette phase est d’entretenir une exposition permanente au breton.

3 commentaires leave one →
  1. Buidheag permalink
    mars 31, 2016 3:30

    Bonjour,

    Je me pose une question à propos du bilinguisme des écoles diwan et de l’enseignement en immersion.

    Je réside en Écosse et mon fils est dans une école gaélique, où tout l’enseignement n’est dispensé qu’en gaélique (jusqu’en classe de 6e), ce qu’on pourrait qualifier « d’immersion » : le terme est « Foghlam tro Meadhan na Gàidhlig » (enseignement par l’intermédiaire du gâlic).

    Malgré cela et malgré le fait que nous ne parlions que le français à la maison, sa « première » langue (pour éviter le terme de « langue maternelle ») reste l’anglais, car c’est la langue dominante du pays et parce qu’il l’entend absolument partout, même dans la cour de récréation à l’école.

    Du coup, même si suivant le sens commun, on pourrait dire qu’il est effectivement « trilingue », il maîtrise plus de registres en anglais que dans ses deux autres langues.

    Je me posais donc cette question: est-ce que l’enseignement des école est une immersion « totale » ou s’agit-il d’un enseignement bilingue ? Je veux dire : est-ce que le français et le breton se répartissent le temps d’enseignement, ou est-ce que le français y est complétement laissé de côté ? Et si oui, jusqu’à quel âge ?

    Merci d’avance.

    • mai 9, 2016 9:47

      Bonjour,
      Le français est introduit en CE1. en tant que matière. Il y a un tel environement monolingue français a l’exterieur de l’école qu’il faut donner le plus de temps possible a la langue minorisé ici le breton. Nos écoles font que les enfants maitrise aussi bien les deux langues en CM2. Apres le manque de livre, de publications et de media en breton font que le français puis l’anglais deviennent les langues matrisé par nos enfants. mais le breton reste souvent la langue social, familial, amicale.

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